Pour optimiser l efficacite du blog, dorenavant les nouvelles photos seront accessibles ci-dessous :
Long Necks (TH) - fev 07
Thaipusam (MY) - fev 07
Orang Asli (MY) - janv 07
Bangkok - nov 06 -> jan 07
Laos - nov 06
Cambodge - oct 06
Viet Nam - sept 06
Koh Tao - aout 06
Nepal - juil 06
A force d'hésiter et de cogiter, il y a beaucoup de rêves et d’envies qu’on ne réalise jamais…
Le 2 avril 2004 je faisais mon premier tatouage : un "bracelet tribal" au bras droit. Après y avoir pensé pendant des années, j'étais enfin prêt à assumer non pas seulement la douleur des aiguilles, mais aussi les commentaires des envieux, les regards de ceux qui jugent sans savoir, et puis d'avoir ma peau marquée à tout jamais.
Le tatoueur m'a dit alors qu'un tatouage est souvent lié à un changement personnel important, à un nouveau projet de vie, à un futur qui se redessine différemment. Je réalisais alors que c'était vrai.
Avec ce voyage autour du monde, c’est une nouvelle page qui se tourne pour moi, une étape importante. Alors ce vendredi 20 janvier tout s'est enchaîné naturellement, sans hésitations, sans réflexions, et je me suis retrouvé une seconde fois dans la petite échoppe du tatoueur lausannois.
Un tatouage est toujours une surprise. Et si possible… une bonne surprise, car il ne va pas s'effacer de sitôt. D'abord on explique ce que l'on souhaite, les motifs, le style, l'endroit du corps, les couleurs. Ensuite l'artiste fait une première esquisse au stylo noir sur la peau, puis la retouche, la modifie, la complète. On observe, on demande quelques changements, on est un peu crispé. Et la petite machine se met en marche. Une ambiance très particulière, un bruit caractéristique, indescriptible, l'odeur de la pommade désinfectante. La douleur pénible au
début, puis qui devient plus supportable, est presque insoutenable vers la fin. Ca saigne, ce n’est pas très beau à voir. On parle pour penser à autre chose, mais le bruit du petit moteur qui enfonce les aiguilles dans la peau pour les retirer aussitôt reprend vite le dessus. Si le mérite est proportionnel à la douleur, celui-là je l'ai vraiment mérité!!!
Après quelques heures, qui passent très vite mais semblent en même temps une éternité, c’est fini. On a eu mal, mais finalement c'était supportable. Avant d'appliquer le bandage de protection on le regarde encore un peu. Un mélange de pigments noirs et de sang, la peau enflée, les premiers hématomes apparaissent déjà, pas très joli. Puis le tatoueur le recouvre, on enfile péniblement son pull, on passe à la caisse, et on rentre chez soi. Ai-je bien fait?
Quelques jours après on s'y est déjà habitué. Même s'il met un peu de temps à cicatriser et que la peau va encore peler, il prend son aspect définitif. Et là on a tout le temps de le découvrir, de l'admirer, et d’en être très fier... Oui, j'ai bien fait!