Photos (partie 2)

Pour optimiser l efficacite du blog, dorenavant les nouvelles photos seront accessibles ci-dessous :

    Long Necks (TH) - fev 07

    Thaipusam (MY) - fev 07

    Orang Asli (MY) - janv 07

    Bangkok - nov 06 -> jan 07

    Laos - nov 06

    Cambodge - oct 06

    Viet Nam - sept 06

    Koh Tao - aout 06

    Nepal - juil 06

Itinéraire

Un itinéraire bien planifié pour les billets d'avion, mais très flexible et qui variera au gré des humeurs et envies...

2006

2007

Réaliser un rêve...


Pas facile quand on a 35 ans, un job de directeur commercial et une vie confortable, de tout quitter pour se lancer dans un tour du monde. Le plus difficile était de prendre la décision. Je savais ce que je laisserai derrière moi, pas ce que je trouverai dans cette aventure. Et puis... je me suis lancé!

Trouver un dépôt pour mes meubles, résilier mon bail, vendre ma Harley, donner mon congé à mon employeur. Tous ces obstacles a priori insurmontables sont maintenant derrière, et me voici prêt pour commencer ce grand voyage.

Entre 6 mois et 2 ans que je passerai entre l'Asie, l'Australie et l'Amérique du Sud. Au gré des envies, des humeurs, du home sickness. Cette liberté est grisante, mais en même temps fait un peu peur... Ces prochains mois seront riches en expériences et en aventures qui marqueront certainement ma vie à jamais. Ce blog me permettra de partager ces instants inoubliables avec ma famille et mes proches.

Et peut-être que ma décision, mes récits et mes photos, leur donneront envie de réaliser un rêve qui leur est cher. De prendre un jour peut-être, eux aussi, une décision qui changera le cours de leur vie...

Nicht einfach, mit 35 seinen Job als Verkaufsleiter und ein komfortables Leben aufzugeben, um eine Weltreise zu unternehmen… Wobei das schwerste war, die Entscheidung zu treffen. Ich wusste, was ich verliess, aber nicht, was bei diesem Abenteuer herauskommen würde…Nun, schlussendlich habe ich den Sprung gewagt! Es galt, einen Platz für meine Möbel zu finden, den Mietvertrag aufzulösen, meine Harley musste verkauft, mein Job gekündigt werden. All diese anfangs unüberwindlich scheinenden Aufgaben liegen jetzt hinter mir, und ich bin startfertig für die grosse Reise. Die nächsten 6 Monate bis zu 2 Jahren werde ich in Asien, Australien und Südamerika verbringen, je nach Lust und Laune und nach dem Grad meines Heimwehs. Diese Freiheit ist berauschend, aber sie macht auch ein wenig Angst… Die nachfolgenden Monate werden reich an Erfahrungen und Abenteuern sein, die für mein Leben bestimmend sein werden. Ich werde über diesen Blog diese unvergesslichen Momente mit meiner Familie und Freunden teilen können. Und wer weiss, vielleicht gibt meine Entscheidung,  geben meine Berichte und Fotos, dem ein oder anderen den Mut, auch seinen Traum zu verwirklichen...eine Entscheidung zu treffen, die sein Leben in neue Bahnen lenkt? 
 

   Claudio

 

 

Vendredi 21 avril 2006 5 21 04 2006 11:03

Apres avoir traverse le pays de long en large et de haut en bas, me voici de retour dans un cyber cafe pour vous compter mes dernieres aventures :-)

Arrive a Kandy, je pensais y rester 1 jour, voir 2 tout au plus. Le guesthouse etait tellement confortable et amical que j y ai passe finalement 4 journees. Ce fut bien agreable de se lever le matin, au milieu des palmiers et de fleurs de toutes les couleurs, de prendre tranquillement un savoureux petit-dejeuner (omelette, papayes, mangues, ananas, toasts, the), d ecouter un peu de musique avec mon iPod, et, quel luxe, juste de m accorder un peu de temps.

Kandy est une ville de taille moyenne, surpeuplee comme toutes les agglomerations du pays. Traffic, pollution, bruit, cohue, marche, trottoirs bondes, tel est le quotidien des habitants de Kandy. Mais il y a aussi un petit lac, le fameux "Temple of Tooth" avec comme relique une veritable dent de Bouddha! Et ces bons petits plats locaux.

Ce fut l occasion de faire la connaissance d un sympathique couple d allemands et d un photographe turc avec qui nous avons passe une longue soiree a refaire le monde (good enough or never good enough...). De partager un petit dejeuner avec cette fille japonaise, dont les yeux ont brille quand je lui ai dit que je venais de la Suisse et qu elle ma replique "Oh... Heidi?"

Kandy ce fut egalement la base de depart pour visiter les"ancient cities". Dambulla et son temple enfoui dans des grottes, dont les plafonds peints avec tellement de details qu ils paraissent etre des tapis precieux. Sigiriya et son ancien palais, construit au sommet d un enorme roche. Polonaruwa et ses ruines de plus de 1500 ans.

Puis j ai repris le train, direction Ella. Et la surprise... le train etait tellement bonde, encore bien plus que celui que j ai pris pour quitter Colombo quelques jours auparavant, qu il etait quasi impossible de monter avec mes deux sacs a dos. Les gens semblaient empiles les uns sur les autres, depassant par les fenetres, agrippes sur les marches-pieds. Pas 1 centimertre carre n etait perdu, les passagers se tenant meme debout sur 1 seul pied, n ayant pas la place de poser l autre sur le sol!. En proposant 50 roupies (moins de 70 centimes) au chef de train, en  marmonant je ne sais quoi l air contrarie il a finalement accepte de me laisser voyager dans le compartiment bagages... vide! En remarquant les quelques touristes entasses dans les autres wagons, j ai apprecie le confort tout relatif du sol du compartiment bagages... Le train est parti a 8h20 de Kandy, je suis arrive a Ella a 19h30, seulement 80 km plus loin... entre temps il a fallut scier un arbre tombe sur les voies et reparer les freins du trains.

Ella, perdu au milieu des plantations de the, a un charme particulier. De la verdure a perte de vue, avec des milliers de buissons de the sur chaque pan de colline. Je suis monte au sommet du Little Adam's Peak pour admirer la vue sur toute la region, et je suis rentre sous une pluie battante mais content de ma journee. L excellent rice and curry du soir, accompagne d une habituelle Lion's beer, m a laisse un bon souvenir de cette escapade.

Le lendemain j ai quitte Ella pour Tissa. Comme toujours dans un bus surcharge, mais je commence a m y habituer et a savoir ou m installer pour ne pas etre trop inconfortable, meme debout, et surtout comment monter dans le bus avec tous mes bagages.

Tissa... rien a faire, rien a voir, encore de la pluie. Mais aussi un depart du guesthouse a 5h30 du matin pour un safari dans le Yala's National Park. En fin de matinee, je rentrais avec de belles images en tete de leopards, d elephants, d un python enorme, de crocodile, et d autres oiseaux colores.

Et me voila sur la cote sud, celle justement qu ia ete devastee par le tsunami il y a un peu plus d une annee. Mis a part le sympatique bungalow ou je dors, les environs sont desertiques, jonches de debris, de murs casses, de ruines d hotels brises par la vague, d arbres araches. A cote de mon hotel un autre hotel, avec un magnifique piscine turquoise, le tout detruit et deserte, envahi par la vegetation et les monitors (sorte de varans tachetes de jaune). Un peu plus loin, une "Tauchschule" dont il ne reste que les fondations et la pancarte aguicheuse. Bizarre impression de dormir a cet endroit, ou le proprietaire et 8 touristes sur 17 sont morts fin 2004, emportes par l ocean dechaine. Pensees un peu inquietes, juste avant de s endormir, avec le bruit de la mer qui vient caresser le rivage.

J ai passe deja 2 jours ici, et je partirai demain pour Galle, avant de remonter sur Colombo pour m envoler pour l Inde.

J aurais voulu visiter le Nord et la region de Jaffna. Mais 18 personnes sont decedees ces 2 dernieres semaines dans ce secteur, a cause des represailles du LTTE voulant compromettre l accord de paix tout recemment rediscute a Geneve. C est bien malheureux pour ces pauvres Tamouls, et pour ce peuple tellement chaleureux. Je laisse tomber le nord.

Et maintenant je vais retourner dans mon petit bungalow, perdu au milieu de nulle part, me reposer dans mon hamac, berce par le vent, a siroter une "ginger beer" et en essayant de ne pas trop penser aux malheurs du tsunami...

 

Par Claudio - Publié dans : En route
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Mardi 11 avril 2006 2 11 04 2006 11:08
Eh oui... "Attention aux singes!"... c'est ce que vient de me crier un gars dans la rue. Pas vraiment habitue a cette situation, je lui demande betement pourquoi. Et mon sauveur de m'expliquer que la banane dans mon sac pourrait les attirer, et qu'ils seraient prets a me mordre pour me la voler. C est vrai qu il y a des singes un peu partout, dans la ville, dans chaque arbre, autour de ma chambre.

J avale vite ma provision, et je continue mon chemin. Il est 13h45 ici a Kandy (+4h de decalage avec la Suisse), et sous une chaleur accablante je decouvre un cyber cafe. Une petite pause climatisee ne me fait pas de mal, et me permet surtout de vous donner quelques nouvelles du front.

Tout d abord merci a tous pour vos nombreux mails ou commentaires sur le blog. C est un plaisir de vous lire, de se sentir moins seul, un peu plus pres de ses amis.

Arrive au Sri Lanka il y a quelques jours a peine, j ai deja vecu tant de moments forts, ai tant de petites anectodes, que je ne sais pas vraiment par ou commencer.

Eh oui, cela commence deja a la sortie de l avion a Mumbai, ou j entends mon nom a travers un haut-parleur. Un jeune indien m attends, mon nom inscrit sur une feuille,  pour m aider a retrouver mon bagage, refaire le check in chez Sri Lankan, puis traverser a nouveau la douane. Quand je lui propose 1 dollar pour le remercier, il me fait un grand sourire en refusant et me dit que c est un service, et qu il n attend rien en retour. C est pourtant beaucoup d argent pour lui... attendrissant premier contact.

Arrive a Colombo en debut de journee, sans plus vraiment savoir quelle heure il est. Pas vraiment sommeil, pas vraiment faim, simplement decale. Et cette chaleur si etouffante qu on a l impression d etre dans une salle de bain, juste apres la douche, quand la ventilation ne fonctionne pas.

Arme de courage, pret a transpirer et a traverser les differents suplices qui me feront enfin meriter de supporter ce climat, je sors de l aeroport, cherche un bus, negocie, en cherche un autre, puis un troisieme, re-negocie, retourne au premier, puis en route pour le centre de Colombo. Ensuite 2 heures a pieds sont necessaires pour trouver le guesthouse que je cherche. Je passe 3x devant, pas de panneau, pas d indication. Juste une recommandation dans mon Lonely Planet. Epuise, les pieds en feu, les epaules endolories car pas encore habituees au sac a dos, je sonne. Une dame me repond, visiblement originaire du Sri Lanka, elle commence a me parler en francais! Les surprises continuent. Sa fille habite Geneve, et sa famille la visite 1 mois chaque annee. Elle connait aussi Zurich, car ils ont des amis a Flims. Petite planete. Mais le plus important... elle a une chambre pour moi, ouf. Je m affale sur le lit. Elle me propose du the, j attendrai encore pour la sieste.

Premiere sortie a Colombo. Toujour aussi chaud, la ville est bruyante et poluee. Apres 1h de marche j arrive dans le quartier de Fort. Lieu branche, avec de grands hotels internationaux, mais ambiance bizarre, avec ses batiments brules, ses facades noircies par les bombes, les fenetres sans vitres. Je me balade jusqu a Pettah, avec ses tuk-tuks, ses petites echoppes, ses clodos. Puis retour a Galle Face Centre, avec son "prayer festival" a l americaine, qui rassemble des 10aines de milliers de pratiquants. Apres un rice & curry, enfin je vais me coucher. Le lendemain visite de Mt Lavinia, avec ses anciens hotels a touristes, abandonnes, ses plages sales, et son ghetto au bord de l ocean. Colombo bouge, Colombo vit, Colombo est detestable, mais Colombo j adore. Impressions tres positives de ces quelques jours dans la capitale.

En quittant le guesthouse si difficile a trouver quand je suis arrive, je remarque le salon tapisse de diplomes de la Houston University, et une photo du proprietaire dela maison, le mari de la femme qui m a recu, en tenue de cosmonaute! Trop curieux pour ne pas en demander plus, je le questionne. Et le vieillard, tout malade, tout recroqueville, mais si gentil, m explique tout naturellement qu a l epoque il a tourne plusieurs fois autour de la lune dans une station spatiale!!! Merci la famille Padmini pour votre accueil et votre gentillesse, je me suis presque senti un peu chez moi.

Je decide alors de prendre le train pour Kandy, au nord-est de Colombo, avec un arret a l elephants orphanage de Rambukkana. A la gare, des milliers de personnes attendent le train. Des qu il arrive en gare, tout le monde pousse pour entrer en premier, pour avoir le privilege d avoir une place assise. Je souris, meme les petits vieux de 40 kg, tout handicapes, me poussent tellement fort pour me passer devant qu ils arrivent a deplacer mes 110 kilos (avec mon chargement bien sur!). J observe, je prends mon temps, et je voyage... 3 heures debout. Le train est tellement bonde qu il n y a meme pas la place de s asseoir par terre. Apres un moment, on s y habitue et l on ne sent plus ses jambes qui deviennent lourdes, on arrete simplement de reflechir.

Apres avoir visite l orphanage, avec ses 72 elephants en quasi liberte, je prends un tuk-tuk. Quelques gouttes de pluies, puis un violent orage eclate. Tellement fort que le tuk-tuk doit s arreter sur le bord de la route. Ensuite il me pose a l arret de bus pour Kandy. Il pleut toujours, les destinations des bus sont indiquees dans une langue que je ne sais meme pas lire... l aventure continue. Un bus passe, un deuxieme, un troisieme. Ils ralentissent a peine, puis continuent sans s arreter. Finalement j'ose un "Kandy?", on me repond "what?"... "Kandy?"... "yes, come on, fast!"... le bus roule toujours, je cours et l attrape, mon sac a dos s accroche a la porte... a moitie dans le vide, le bus repart. Il est bonde, il n y a pas la moindre place pour moi. On m aide, on tient mon sac, je reste sur le marchepied. En Suisse, je me serais enerve, je serais descendu, j'aurais jure. Et la, au moins a l abri de la pluie, sachant que j arriverai bien a Kandy, j apprecie cette chance. Et je pense a mes collegues, ou plutot mes ex-collegues, qui sont en ce moment en pleine reunion commerciale. Et je me dis que je suis bien la, et que je n'echangerais pour rien au monde ma place pour la leur, meme bien au sec dans une salle de reunion.

Et me voila enfin a Kandy. Bientot 24 heures ont passees. Le Freedom Lodge est accueillant, les proprietaires tellement serviables, le petit dejeuner gargantuesque. Je vais y rester quelques jours. Le soleil est de retour, il fait de nouveau tres chaud. Tiens, j ai un nouveau compagnon, un petit gecko, qui squatte ma chambre, et qui semble encore plus effraye que moi lorsqu on se recontre.

Encore un petit mot sur mes rencontres. Sous leur air ferme et un peu distant se cachent des gens adorables. Toujours prets a aider, a renseigner. Je fais le premier pas avec un sourire, et ils me repondent avec des visages rayonnants. Et ces enfants qui veulent que je leur parle de mon pays, qui se prennent en photo avec moi, qui essaient d echanger quelques mots en anglais qu ils parlent deja mieux que moi. Et tous ces gens qui m ont accompagne jusqu au prochain carrefour, quand je cherchais ma route, qui m ont aide dans le bus pour Kandy. Ils sont attachants ces Sri Lankais.

Voici un long recit des premieres journees de route. J ai deja l impression d avoir vecu plus d aventures qu en une annee en restant chez moi! Ce voyage s annonce magique. Et pour la premiere fois depuis bien longtemps, je m accorde du temps, je me laisse vivre, et je profite de l instant present.

Chers amis qui me lirez... ce ne sont pas les memes chez vous, mais pensez-y... "Attention aux singes!"

Par Claudio - Publié dans : En route
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Lundi 20 mars 2006 1 20 03 2006 18:53
Combien de fois, contraints par l’usage ou par la politesse inculquée lors de notre enfance, avons-nous lancé un « Joyeux Anniversaire », ou encore un « Tous mes vœux », alors que la réussite ou les amours de la personne concernée nous laissaient franchement indifférents !?
 
Je n’ai jamais vraiment apprécié la formule, et les vœux qu’ont pu m’envoyer certains, juste parce que leur agenda électronique leur rappelait que c’était mon tour, m’ont toujours agaçé.

C’est pour cette raison que j’ai toujours eu plutôt tendance à esquiver les questions genre « et toi, c’est quand ton anniversaire ? »…

Alors je sais que les messages que j’ai reçus l’autre jour, 36 ans jour pour jour après ma naissance, venaient du cœur et étaient sincères. Merci les amis !

Tant de personnes qui comptent pour moi, et si peu de temps pour entretenir cette amitié, pour se rencontrer plus souvent, pour partager un bon repas, une soirée, une anecdote, une réussite. Vous que je ne vois que trop peu, et qui pourtant êtes de véritables amis, je vous remercie d’être toujours là, toujours si proche malgré la distance et le temps qui nous séparent. Vous vous reconnaîtrez…

Heureusement, ces quelques semaines précédant mon départ me donnent également l’occasion, ou la chance, de revoir certains d’entre vous. Des amis ou des proches, que ma vie professionnelle ne m’a pas permis de rencontrer plus souvent, et qui comptent vraiment pour moi

Et ce fut aussi la chance, justement, de célébrer mon anniversaire avec mes parents. Pour la première fois depuis, oh, bien longtemps ! Merci à tous les deux, ce fut vraiment une belle soirée.

 

Et vive l’Ermitage !!!

Par Claudio - Publié dans : Divers
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Lundi 6 mars 2006 1 06 03 2006 10:21
Un quatrième et dernier samedi matin passé en la charmante compagnie de… mon dentiste ! Et hop, une autre dent de sagesse en moins, une joue droite tellement enflée que mon visage s’en trouve tout déformé, et un week-end à manger des yaourts et du riz. Enfin, mieux vaut subir ça ici qu’au fin fond de l’Inde !
 
Samedi après-midi il a commencé à neiger. Assez fort, tant et si bien qu’une jolie couche blanche s’est formée dans les prés, puis sur la chaussée. Ce fut un vrai chao en ville, avec des bouchons, des accidents, les piétons qui marchaient sur la route tant les trottoirs étaient enneigés.
 
Et quelle surprise dimanche au réveil ! Plus de 50 cm de neige en ville. Les routes n’étaient même plus déblayées, les transports publics arrêtés, la ville semblait morte, totalement paralysée.
 
Voici quelques souvenirs imagés pour les plus incrédules…
 
 
 
Ce cadeau hivernal fit le plaisir des plus petits…
  
 
 
 
Bien équipé, le dimanche soir je me suis tout de même décider à essayer d’accéder à ma voiture. Avec de la neige jusqu’au genoux, il était quasiment impossible ne serait-ce que d’ouvrir les portes. Pas vraiment envie de tout déblayer pour sortir mon Audi de sa place de parc, ce matin je suis allé travailler en tram. C’est le dernier moment de me réhabituer aux transports publics !
 
 
 
La journée s’est terminée par un magnifique coucher de soleil, sur une ville vivant encore au ralenti.
 
 
 
Mis à part une longue balade dans la neige, équipé de mon ipod et de mon petit bonnet ;-) , j’ai passé le dimanche à emballer CDs, livres, vaisselle, dans les caisses dans lesquelles tous ces indispensables biens resteront pendant 2 ans, sans vraiment me manquer. C’était à nouveau l’occasion de faire un peu le ménage, et de me séparer de tout le superflu, de tout ce que l’on garde en pensant qu’un jour peut-être on en aura besoin. Béa, tu m’as convaincu, j’ai balancé tous mes classeurs MBA !!!
 
Drôle de sensation, de penser que dans un mois exactement je serai dans l’avion en direction de Colombo ! Ce sera le premier jour d’une grande aventure, d’une nouvelle orientation décisive de ma vie, du moins pour les mois à venir.
 
Sentiment étrange, de se dire que dans 3-4 semaines je n’aurai plus rien… plus d’appartement, plus de voiture, plus de job. Juste 17 kilos sur le dos, qui me suffiront pour vivre heureux ! Et en même temps plus d’obligations, plus de contraintes, plus d’attaches matérielles.
 
La liberté.
 
J’appréhende. Et je me réjouis…
 
Par Claudio - Publié dans : Divers
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Lundi 13 février 2006 1 13 02 2006 09:30

Belle surprise l’autre soir en rentrant tardivement chez moi, après une interminable journée de travail. Dans ma boîte à lettres, je trouve une épaisse enveloppe de « Globetrotter », l’agence qui a organisé mes vols. En l’ouvrant, je découvre tous les billets d’avion nécessaires à mon périple de l’Europe à l’Asie, puis de l’Asie à l’Australie et enfin vers la Nouvelle-Zélande.

 

-         Geneva - London - Mumbai

-         Mumbai - Colombo - Mumbai

-         Mumbai - Calcutta 

-         Delhi - Kathmandu 

-         Kathmandu - Bangkok 

-        Bangkok - Kuala Lumpur - Singapour - Jakarta 

   Jakarta - Sydney 

-        Sydney - Auckland

 

 

 

Les compagnies aériennes n’acceptant les réservations qu’au plus tôt une année à l’avance, ces billets couvrent uniquement la première « moitié » du voyage.

A partir de Auckland, je réserverai les vols depuis les agences de voyage locales, ou par internet. Soit au coup par coup, soit directement deux ou trois vols à la fois. Dans tous les cas, à Sydney je devrai décider des destinations suivantes, car sans billet pour quitter le pays, pas question d’obtenir un visa d’entrée en Nouvelle-Zélande !

En Asie, les autres déplacements se feront par voie terrestre, en utilisant les transports publics (par exemple pour le trajet Thaïlande – Laos – Vietnam – Cambodge - Thaïlande). Voyager avec la population locale est rarement confortable, mais terriblement enrichissant.

Cette même semaine, j’ai reçu mon passeport en retour de l’ambassade de l’Inde, avec un visa d’entrée valable pour les 6 mois à venir.

 

Tous ces éléments « palpables », les billets d’avion, le visa, me font réaliser que maintenant le départ se rapproche vraiment. 

Autre bonne surprise : un ami de Zürich viendra cet été me retrouver pendant 3 semaines au Vietnam ou au Cambodge ! Non seulement ça sera très sympa de se retrouver, mais le choc sera d’autant plus grand pour moi lorsque nous repenserons aux moments passés ensemble à Zürich, aux soirées discos, aux petits matins en clubs technos, aux longues nuits hydratées aux Vodkas - Red Bull !

Ces dernières semaines professionnelles sont extrêmement chargées : transfert de compétences avant mon départ, remplacer un représentant pas encore opérationnel, prendre congé des clients les plus importants, tout en faisant en parallèle mon travail de directeur commercial. Chacune de mes journées jusqu’au 31 mars est planifiée quasiment à l’heure prêt. Stress supplémentaire qui ne me permet plus de gérer l’imprévu, et qui m’empêche toute flexibilité. 

J’ai commencé la lecture de « L’usage du monde », de Nicolas Bouvier. Lui a voyagé bien avant moi, et ce livre raconte l’une de ses aventures, pendant 2 ans à travers le monde, qu’il a commencée il y a bien longtemps en Asie. Quelques extraits m’ont fait sourire…

« Nous avions deux ans devant nous… Le programme était vague, mais dans de pareilles affaires, l’essentiel est de partir. »

« C’est la contemplation silencieuse des atlas, à plat sur le ventre sur le tapis, qui donne ainsi l’envie de tout planter là. Songer à des régions comme le Banat, la Caspienne, le Cachemire, aux musiques qui y résonnent, aux regards qu’on y croise, aux idées qui vous y attendent… Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c’est qu’on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu’au jour où, pas trop sûr de soi, on s’en va pour de bon. »

« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait… »

Ce livre devait m’accompagner pendant les premières semaines de mon voyage, pour meubler les moments plus calmes. Mais sa lecture me projette déjà dans cette aventure. Je pense que je l’aurai lu bien avant mon départ !

J’entends encore la cumbia, qui résonnait sans fin dans le 4x4, au milieu du Salar de Uyuni, à 4500m d’altitude par -25 degrés. Je revois la luminosité de la paisible ville de Oaxaca au petit matin du 1er janvier, alors que tous dormaient, et que, avec mon sac sur le dos, je cherchais le bus qui m’emmènerait vers les vagues de l’Océan Pacifique. Je rêve encore des paysages à couper le souffle, découverts lors de mes premiers voyages dans l’Ouest américain, et qui inspiraient tant la liberté. Un voyage se passe de motifs…  

 

  

Par Claudio - Publié dans : Préparatifs
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