Photos (partie 2)

Pour optimiser l efficacite du blog, dorenavant les nouvelles photos seront accessibles ci-dessous :

    Long Necks (TH) - fev 07

    Thaipusam (MY) - fev 07

    Orang Asli (MY) - janv 07

    Bangkok - nov 06 -> jan 07

    Laos - nov 06

    Cambodge - oct 06

    Viet Nam - sept 06

    Koh Tao - aout 06

    Nepal - juil 06

Itinéraire

Un itinéraire bien planifié pour les billets d'avion, mais très flexible et qui variera au gré des humeurs et envies...

2006

2007

Publicité

Réaliser un rêve...


Pas facile quand on a 35 ans, un job de directeur commercial et une vie confortable, de tout quitter pour se lancer dans un tour du monde. Le plus difficile était de prendre la décision. Je savais ce que je laisserai derrière moi, pas ce que je trouverai dans cette aventure. Et puis... je me suis lancé!

Trouver un dépôt pour mes meubles, résilier mon bail, vendre ma Harley, donner mon congé à mon employeur. Tous ces obstacles a priori insurmontables sont maintenant derrière, et me voici prêt pour commencer ce grand voyage.

Entre 6 mois et 2 ans que je passerai entre l'Asie, l'Australie et l'Amérique du Sud. Au gré des envies, des humeurs, du home sickness. Cette liberté est grisante, mais en même temps fait un peu peur... Ces prochains mois seront riches en expériences et en aventures qui marqueront certainement ma vie à jamais. Ce blog me permettra de partager ces instants inoubliables avec ma famille et mes proches.

Et peut-être que ma décision, mes récits et mes photos, leur donneront envie de réaliser un rêve qui leur est cher. De prendre un jour peut-être, eux aussi, une décision qui changera le cours de leur vie...

Nicht einfach, mit 35 seinen Job als Verkaufsleiter und ein komfortables Leben aufzugeben, um eine Weltreise zu unternehmen… Wobei das schwerste war, die Entscheidung zu treffen. Ich wusste, was ich verliess, aber nicht, was bei diesem Abenteuer herauskommen würde…Nun, schlussendlich habe ich den Sprung gewagt! Es galt, einen Platz für meine Möbel zu finden, den Mietvertrag aufzulösen, meine Harley musste verkauft, mein Job gekündigt werden. All diese anfangs unüberwindlich scheinenden Aufgaben liegen jetzt hinter mir, und ich bin startfertig für die grosse Reise. Die nächsten 6 Monate bis zu 2 Jahren werde ich in Asien, Australien und Südamerika verbringen, je nach Lust und Laune und nach dem Grad meines Heimwehs. Diese Freiheit ist berauschend, aber sie macht auch ein wenig Angst… Die nachfolgenden Monate werden reich an Erfahrungen und Abenteuern sein, die für mein Leben bestimmend sein werden. Ich werde über diesen Blog diese unvergesslichen Momente mit meiner Familie und Freunden teilen können. Und wer weiss, vielleicht gibt meine Entscheidung,  geben meine Berichte und Fotos, dem ein oder anderen den Mut, auch seinen Traum zu verwirklichen...eine Entscheidung zu treffen, die sein Leben in neue Bahnen lenkt? 
 

   Claudio

 

 

Vendredi 19 mai 2006

Comme prevu le bus intercity nous a amene de nuit a Ajmer, Olivia et moi, d ou nous avons saute dans un bus local en direction de Pushkar. Ce court trajet fut surtout la chance de vivre un des moments forts de mon sejour en Inde. Les passagers indiens du bus, devinant nos appareils photos, nous ont fierement demande "picture?". Nous leurs avons montre leurs portraits sur les minuscules ecrans lcd de nos appareils, et des femmes en saris ont alors commence a chanter pour nous, a battre des mains. En quelques secondes, le bus bonde grimpant peniblement la petite route tortueuse s est transforme en une veritable place de fete.

Tapant des mains, chantant, prenant encore quelques images, echangeant sourires et poignees de mains, nous sommes bien trop rapidement arrives a destination.

 

Pushkar, une toute petite ville blanche sur les rives d un lac sacre. Sacre pour ses ceremonies, ses baignades, et pour la lessive que les habitants y font tous les matins!

Ce fut aussi le premier hotel "de luxe" que je m offrais depuis mon arrivee en Asie. Avec son enorme piscine turquoise, ce palais moderne fut vraiment appaisant au milieu de la chaleur et de la poussiere du desert. Les chambres a 2750 roupies (CHF 90.-), nous les avons negociees a 1250 roupies, petit-dej inclu (CHF 40.-). Quand je parlais de luxe...

La ville etant strictement vegetarienne, l alcool y est interdit, et la bouteille de Kingfisher (biere locale) glacee que j ai pu obtenir le soir sur un toit dominant le lac etait minutieusement cachee dans des feuilles de journal!

Pushkar ce fut aussi le premier endroit ou le tourisme n a pas perverti la gentillesse et le naturel des habitants, les premiers instants ou les sourires et les clins d oeil n etaient jamais interesses. Je suis tombe amoureux de ce Rajasthan si attachant...

Puis il y eut Udaipur, egalement sur les bords d un lac, avec ses palais blancs, son Lake Palace dans lequel fut tourne le James Bond "Octopussy", ses havelis (batiments anciens, construits autour d une cours centrale, des escaliers le long des facades permettant d acceder aux etages, avec des chambres decorees de maniere traditionnelle), et son enorme City Palace. Ce fut aussi l endroit ideal pour profiter des restaurants perches sur le toit des guest houses d ou admirer le lac au coucher du soleil.

Ce fut l occasion aussi de me faire quelques nouveaux amis...

Une excursion d une journee en taxi nous a amene a l impressionnant fort de Kumbalgarh puis aux temples jains de Ranakpur.

Apres 9 jours de voyage ensemble, nos itineraires respectifs ont conduit Olivia plus a l Ouest, et moi je partais le lendemain pour le Gujarat.

Le Gujarat... je pensais y passer juste quelques jours, pour remonter rapidement au Rajasthan et continuer vers Jodhpur. Arrive a Baroda apres etre passe a Ahmedabad, je constatai que la majeure partie des villes que je souhaitais y visiter n etaient desservies que par des bus locaux, donc circulant de jour. Pretexte ou realite, il ne me fallait pas plus de bonnes raisons pour reprendre un billet de bus pour le Rajasthan, ou je me retrouvai, 72 heures a peine apres l avoir quitte!!!

Et depuis quelques jours je suis a Jodhpur, la fameuse cite bleue. A l epoque reservee aux maisons des brahmanes, la couleur est aujourd hui utilisee pour peindre chaque habitation. La ville a ainsi une couleur bleue predominante, qui lui donne un charme unique que les photos ne permettent pas de ressentir. La vieille ville est un veritable dedale de petites rues dans lesquelles se melangent rickshaw, motos, vaches sacrees, pietons, chiens morts, delicieuses odeurs d epices, puanteurs d egouts. La vue depuis l imposant fort, dominant la ville d une colline de 125 m, est fantastique. Les gens y sont adorables. Le Cosy Guest House, pension low cost ou j ai pris la chambre la plus chere, est un veritable paradis. Petite maison bleue, avec ses differentes terrasses, son proprietaire Joshi incroyable, son terrible fils Jimmy, et surtout leurs excellents curd (lait caille avec banane et miel) et chai (the au lait assez sucre). Aujourd hui, j ai passe la matinee sur la terrasse a bouquiner, l apres-midi a dormir, le fin de journee a ecrire cet article!

La vie est belle...

Demain matin je quitterai a contrecoeur Jodhpur pour Jaisalmer, ou je compte bien faire un safari a dos de chameau dans les dunes de Sam... a suivre!

Amities a tous!

PS : toutes les photos sont actualisees dans l album "India", profitez-en!

 

 

Par Claudio - Publié dans : En route
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 8 mai 2006

Apres 4 jours Kolkata n avait (presque) plus de secrets pour moi! Je me suis assez plu dans cette ville tres vivante, aux multiples facettes. C etait ma premiere etape en Inde, et l occasion de m habituer tranquillement a la nourriture locale et surtout a la temperature. Vu sa reputation de capitale culinaire de l Inde, j en ai profite pour faire quelques bons repas sur Park Street, dans les restaurants des plus grands chefs indiens. Par contre fini les super petits-dejs du Sri Lanka. Ici tout est epice, des le reveil, et les restaurants proposent rarement des fruits frais convenables. Un chai (the au lait) bien chaud remet du baume au coeur, et aide a lutter contre la chaleur. Un soir ou l Europe me manquait un peu, j ai ete au cinema voir "Basic Instinct 2"! La seance finie, je me suis replonge dans la culture asiatique et dans la foule.

 

Un train de nuit m a ensuite emmene a Gaya, puis un rickshaw de Gaya a Bodhgaya. Les trains indiens sont relativement confortables, les couchettes peuvent etres reservees, et meme une couverture et des draps propres sont fournis. Rien a envier aux trains suisses. Quant a leur ponctualite, elle n est pas si mauvaise que ca... j ai apprecie d avoir une place pour moi, sans devoir me battre comme quelques semaines auparavant au Sri Lanka.

 

Bodhgaya est une toute petite bourgade, mais tres frequentee par les bouddhistes pour qui c est un lieu de pelerinage majeur. Le temple principal, le Mahabodi Temple, impressionnant dans son ecrin de verdure, est entoure de nombreux monasteres bouddhiques plus recents, entretenus par les differentes communautes bouddhistes de la planete. On retrouve entre autres des temples japonais, cambodgiens, thailandais, chinois, avec leur architecture typique. Interessant d observer les representations du Bouddha, bien differentes en fonction des pays.

 

Premiers contacts egalement avec les grosses chaleurs de l Inde. En trois jours, les maximums ont oscille entre 46 et 48 degres. Presque insupportable, on a l impression d etre dans un four qui jamais ne va se refroidir, les nuits etant etouffantes egalement.

 

Puis en route, ou en rail, direction Varanasi. Cette ville tres connue pour ses ghats (escaliers menant au Gange) est elle-aussi un lieu de pelerinages, mais pour les hindus cette fois.

 

Le Gange, extremement polue, dans lequel evoluent des dauphins d eau douces! Les gens s y baignent, y font leur lessive, leurs offrandes. On y trouve des vaches, des chevres, des ordures, et des morts! En effet, chaque ghats (une 50aine certainement) a sa raison d etre. Ici on voit quelques brahmanes sermoner leur auditoire, la quelques femmes faire des offrandes en brulant des batons d encens, et la-bas des buchers sur lesquels finissent de se consummer des corps. Ce spectacle n est pas choquant, car les familles autour ne semblent pas malheureuses. L odeur et les fumees sont plus genantes en revanche. Il est etonnant de voir des voitures traverser la ville en direction du Gange, sur le toit desquelles sont deposes des corps a peine caches par une fine couverture doree.

 

Varanasi fut aussi l occasion de rencontrer Olivia, une fille tres chouette. Allant dans la meme direction, nous faisons un bout de route ensemble. Sympa de visiter quelques sites ensemble, et d avoir de la compagnie pendant les trajet.

 

A 13 heures de train de Varanasi se trouve Agra, avec son fabuleux Taj Mahal, veritable symbole de l Inde. Ce batiment imposant, tout en marbre blanc semi-translucide, fut construit par l empereur Shah Jahan, en honneur de sa seconde femme, decedee en mettant  au monde leur 14eme enfant! Drole d impression d etre devant ce monument, si loin de la Suisse, et que je n aurais jamais pense voir un jour... Agra c est aussi le "Baby Taj", et un fort, parfaitement conserve, gigantesque et magnifique. Les images suivront.

 

Ce soir nous prenons un "Volvo bus" (avec couchettes) pour Ajmer, puis un rickshaw qui nous menera a Pushkar. Ce sera le point d entree dans le Rajasthan ou je passerai ensuite pres de 2 semaines.

 

Je vais rapidement mettre en ligne les magnifiques images des villes traversees ces derniers jours, pour que vous puissiez profiter de la beaute magique de ces lieux.

 

Par Claudio - Publié dans : En route
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 28 avril 2006
Quelques photos du Sri Lanka sont maintenant en ligne sur le blog.

Vous pouvez les visualiser en passant par l album Sri Lanka, en bas de la colonne de droite.

Ce ne sont pas les plus belles images, mais elles correspondent plus ou moins aux articles enregistres pendant mon periple la-bas.


Par Claudio - Publié dans : En route
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 28 avril 2006
Colombo... Lors de mon arrivee au Sri Lanka debut avril, cette ville m avait beaucoup plus. Peut-etre parce qu elle representait le debut de mon voyage et un reve qui se concretisait, peut etre aussi que parce que finalement, avec tous ses expatries, ses centres commerciaux climatises et ses marques internationales, le depaysement n etait pas si grand que ca...


Apres avoir visite le pays, quelques trois semaines plus tard, Colombo m a degoute... justement a cause de ses expatries qui s exhibent avec leurs montres suisses tape a l oeil, aux volants de grosses BMW, a cause de ses quelques habitants friques qui friment dans les fameux centres commerciaux climatises, et peut-etre tout simplement parce que Colombo n a finalement pas grand chose a voir avec le reste du Sri Lanka.


Ma derniere journee la-bas, je l ai passee a observer les gens, leurs mises en scenes, leurs comportements si superficiels, et a me rejouir de prendre l avion pour Kolkata pour fuir tout ca.



Mais voila, l Inde me faisait quand meme un peu peur! Avec tout ce que m ont dit d autres backpackers (hygiene, maladies, guesthouses, chaleur, pollution, ...), ce que j ai lu, et la montagne de prejuges qu ont les Occidentaux, je ne savais pas vraiment a quoi m attendre en debarquant ici. Alors, quand apres 26 heures sans vraiment dormir, transpirant, creve, un peu inquiet, je suis arrive a Kolkata dans une charleur torride, dans un taxi enfume par les gaz d echappements, avec des gosses qui s agrippaient aux portieres de la voiture pour reclamer quelques roupies, et en traversant des rues ou je n aurais pas voulu loger, je me suis vraiment demande "mais qu'est-ce que je fous la???"" Creve, pas presse de sortir de la chambre finalement pas si mal que j avais enfin trouvee, je me suis endormi en repensant aux belles plages du Sri Lanka...


La tete et les jambes reposees, arme de mon Lonely Planet et de ma bouteille d eau, quelques heures apres je tentais neanmoins de decouvrir avec un regard plus positif les rues de cette ville si bruyante...


Chaleur accablante, meme quand le soleil est couche. Des centaines de taxis jaunes, partout, toujours en train de klaxonner. Pas 1 ou 2 klaxons, mais 15 ou 20 en meme temps, sans arret. Des rabateurs a n en plus finir, insistant tellement qu il faut se retenir de les frapper. Des clodos par centaines, vivant sur le trottoir. Parfois handicapes (voire sans jambes, sans bras, ne pouvant se deplacer parfois que sur une petite planche equipee de roulettes). Tantot couches a meme le sol, tantot sous des baches que l on suppose, au premier coup d oeil, recouvrir des marchandises ou des montagnes de dechets. Justement, les detritus sont partout, a meme le sol, empiles, pourrissants, puants.


Mais voila, pour voyager heureux il faut s endurcir, ne pas trop reflechir, et ne surtout pas se prendre pour une mere Theresa en puissance. Alors rapidement je me suis habitue a ignorer les clodos, a repondre "no!" aux gosses qui m harcelent avec leurs "hello money", a ignorer klaxons et traffic. Il faut accepter aussi l hygiene, quasi-inexistante! Sur le trottoir de Park Street, je viens de manger un "chicken roll", une sorte de crepe epaisse, remplie de poulet, legumes et curry. Le "cusinier", en preparant mon roll, se mouchait, prenait mon argent, se grattait la tete, puis avec la meme main eparpillait le poulait sur la crepe. Comme je disais, il ne faut pas trop reflechir! Et mon petit encas fut un regal, de toute facon il n y avait que ca.


Mais Kolkata c est aussi des parcs gigantesques, des monuments magnifiques, l impressionant Victoria Memorial, un melange de cathedrale et de Taj Mahal, des petits stands proposant des specialites culinaires locales, des rues ou, loin des touristes, les gens vivent sans se preocupper du Suisse qui se balade devant eux.


Les Indiens semblent moins chaleureux que les Sri Lankais, mais c est une premiere impression. Moins prets a renseigner, a aider, leur machoire crispee a du mal a lacher un sourire. Les femmes aussi sont differentes. Les Sri Lankaises rayonnaient quand je repondais par un "hello" a leurs clins d oeil charmeurs. Ici, les seules qui m ont fait des clins d oeil et a qui j ai repondu m ont ensuite fait comprendre que la passe coutait 100 roupies! Interieurement j ai bien rigole de ma naivete!


Apres 48 heures passees dans cette ville, enfin je m y sens bien! Je me deplace comme chez moi, en metro ou a pied. Je sais eviter les rabateurs. Je commence a savoir quoi manger et quoi eviter.


Je vais y rester encore quelques jours...


J ai totalement perdu la notion du temps, et sans ma montre que je regarde de temps a autre, je ne saurais plus ni la date ni le jour de la semaine. J ai aussi perdu un peu le fil de l actualite. Mais ce matin, dans la presse locale, j ai appris que le chef de l armee sri lankaise avait ete l objet d un attentat a Colombo, sans doute de la part du LTTE qui ne l a pas revendique... L armee a repondu par des attaques aeriennes, dans la region de Trincomalee. Trincomalee... j etais a peine a 50km il y a encore 1 semaine... J espere que le Sri Lanka connaitra un jour la paix et que Tamouls et Singhalais auront la volonte de reunir a nouveau les deux parties de ce pays meurtri.


Par Claudio - Publié dans : En route
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 25 avril 2006

Apres la calme plage de Tangalla, les palmiers, le lait de coco, les steacks de requin et les plats de fruits, les baignades dans l Ocean Indien, et une folle soiree avec quelques nouveaux "copains" Sri Lankais, j ai repris la route direction Galle, au sud-ouest du pays.

 

Je passe l anecdote du bus bonde et du trajet debout. Toutefois j ai deja eu la surprise d observer un changement comportemental interessant a relever, lors des deplacements. En arrivant ici, quand je montais dans un bus ou un train, je comptais sur une place assise, et rester debout etait alors un vrai calvaire, meme si je m en suis chaque fois relativement bien sorti. Maintenant, en prenant un transport en commun, je m attends instinctivement a etre debout, et si, par hasard, en cours de trajet, j ai la chance de pouvoir m asseoir, c est un vrai bonheur! Meme situation, aujourd hui vecue sous un angle different, et qui au pire est normale, au mieux est une bonne surprise... me revoila dans la pensee positive, si chere aux managers!!!

 

Galle est une ville assez importante (90'000 habitants), mais surtout separee en deux parties distinctes. D'un cote Galle-Fort, au sein des murailles toujours deboues d un ancien fort hollandais, paisible, au bord de l ocean, avec ses petites ruelles ombragees et son silence bienvenu. De l autre la ville nouvelle, avec ses commerces, son traffic, sa pollution. J y suis reste 36 heures, en ayant entre temps visite Unawatuna, 5 km plus loin, petite station balneaire envahie de touristes. En voyant tous ces corps blancs et grassouillets badigones de creme solaire, j ai eu vite fait de sauter dans un tuk-tuk pour retourner a Galle!

 

Mais Galle, ce fut l occasion de cotoyer pas mal de volontaires, venus donner un coup de main apres le Tsunami du 26.12.2004. Leurs propos, les rumeurs, les observations que j y ai faites, sont souvent choquantes...

 

Des jeunes benevoles ont du payer $1'000 par semaine pour pouvoir travailler gratuitement et etre loges dans des chambres miserables. Comme par miracle, une fois le projet termine, les organisateurs se sont construits de nouvelles maisons, plus grandes, se sont achetes des voitures neuves, des motos. Avec quel argent??? Les benevoles sont alles jusqu a ecrire une lettre a l organisation internationale gerant de loin ce projet, pour en informer le siege. Aucune nouvelle en retour, aucune reaction...

 

Des rumeurs de corruption au sein d organisations internationales...

 

Des projets de construction d'une dizaine de maisons, avec un budget adequat, alors que finalement seules 4 ou 5 habitations on vues le jour... ou est passe le reste de l'argent?

 

Et ces pecheurs qui ont tout perdu lors du tsunami et a qui "on" a offert une nouvelle maison a 20 km de l ocean, les eloignant de leur gagne pain et de leurs amis. Des habitations construites parfois sans possibilites de raccordement electrique et parfois meme sans eau.

 

Et ces "refugies" du tsunami, qui ont recu une nouvelle maison, habitable, mais qui ont prefere la revendre et empocher l argent, puis continuant a vivre au sein des camps...

 

Drole de monde...

Certe il ne s agit certainement que d exceptions, voire de rumeurs ou d'accidents, mais qui pourraient facilement etre evites avec un minimum de controles.

Et aujourd hui me revoila a Colombo, 12 heures avant de decoller pour Mumbai puis Kolkata.

La suite du voyage sera plus penible : temperatures extremes, manque d hygiene, foule. Mais le Sri Lanka, apres la Suisse, fut une bonne preparation pour les mois a venir.

Prochain mail depuis l Inde...

 

Par Claudio - Publié dans : En route
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus